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Un petit changement dans notre régime alimentaire, concernant les protéines, pourrait réduire significativement les risques cardiovasculaires, selon une nouvelle étude.
Une étude américaine, publiée dans l’American Journal of Clinical Nutrition (Source 1), révèle qu’une alimentation comprenant davantage de protéines végétales qu’animales pourrait réduire d’un quart le risque de maladies cardiovasculaires. Selon les chercheurs, cette réduction du risque cardiovasculaire découlerait probablement du remplacement, en partie ou en totalité, de la viande rouge et/ou transformée par des protéines végétales.
Mais outre les bénéfices de manger davantage de protéines végétales qu’animales, les chercheurs ont observé qu’un apport global plus élevé en protéines offrait aussi des avantages pour la santé cardiaque.
“L’Américain moyen consomme un rapport de 1/3 entre les protéines végétales et animales. Nos résultats suggèrent qu’un rapport d’au moins 1/2 est beaucoup plus efficace pour prévenir les maladies cardiovasculaires. Pour la prévention des maladies coronariennes, un rapport de 1/1,3 ou plus devrait provenir des végétaux” a déclaré l’auteur principal de l’étude, Andrea Glenn, dans un communiqué (Source 2).
Les scientifiques ont ici utilisé 30 années de données sur l’alimentation, le mode de vie et la santé cardiaque de près de 203 000 hommes et femmes participant à de vastes études (Nurses’ Health Studies I et II et à la Health Professionals’ Follow-up Study). Tous les 4 ans, ils ont été interrogés sur leurs apports alimentaires.
L’équipe de recherche s’est ensuite attelée à calculer l’apport total en protéines de chaque participant, ainsi que la part de protéines animales et végétales.
En recoupant les données, l’étude a permis de constater que, comparé aux participants qui consommaient le plus faible rapport protéines végétales/protéines animales (~1/4,2), les participants qui en consommaient le plus (~1/1,3) présentaient un risque de maladie cardiovasculaire inférieur de 19 % et un risque de maladie coronarienne inférieur de 27 %.
Et ces réductions de risque étaient encore plus élevées chez les participants qui mangeaient globalement plus de protéines.
Pour les chercheurs, c’est la diminution de la viande rouge et/ou transformée qui a joué un rôle, mais aussi le fait que les protéines végétales, telles que fruits à coque, légumineuses (lentilles, pois chiche, pois cassé etc.), apportent aussi des fibres, des antioxydants, des vitamines et minéraux, et de “bonnes graisses”, et réduisent l’inflammation.
“La plupart d’entre nous doivent commencer à modifier notre régime alimentaire pour privilégier les protéines d’origine végétale”, a conseillé Frank Hu, auteur principal de l’étude. “Nous pouvons y parvenir en réduisant notre consommation de viande, en particulier de viande rouge et de viande transformée, et en mangeant davantage de légumineuses et de noix. Un tel régime alimentaire est bénéfique non seulement pour la santé humaine, mais aussi pour la santé de notre planète”, a-t-il rappelé, l’empreinte carbone des légumineuses étant bien moindre que celle de la viande rouge, à quantité égale de protéines.
Les chercheurs s’attellent désormais à déterminer plus précisément l’équilibre optimal pour la santé entre protéines végétales et animales.
Écrit par: Tatu René
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