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La Voix des Jeunes Une Web Radio pour les Droits Sexuels et Reproductifs au Bénin
« Si je mange un œuf tous les jours, n’est-ce pas problématique pour mon cholestérol ? Mon médecin m’a toujours dit de ne pas dépasser 3 œufs par semaine ». Je pense que cette question est celle qui m’a été le plus fréquemment posée depuis que je réalise des conférences et des formations. Car, en effet, quelle personne présentant un excès de cholestérol n’a pas reçu comme conseil de faire attention à sa consommation d’œufs ? A en croire les recommandations encore d’actualité pour certains, il serait nécessaire de réduire sa consommation à 2, voire 3 unités par semaine maximum au risque de voir sa cholestérolémie grimper et les complications cardiovasculaires associées apparaître. Malgré tout, l’œuf garde une place centrale dans l’alimentation de nombreuses populations.
Il n’existe actuellement pas de preuve scientifique que consommer un œuf par jour puisse augmenter les risques cardiovasculaires par élévation du taux de cholestérol sanguin ou les risques de diabète de type 2. De même qu’il n’est pas démontré que manger des œufs quotidiennement majore la probabilité de déclencher un diabète chez les personnes en bonne santé.
Il semble bien exister une augmentation des risques, mais uniquement lorsque le mode de vie favorise l’inflammation de bas-grade et l’insulino-résistance. C’est ce que confirment notamment les études de cohortes réalisées auprès de populations américaines, mais pas celles réalisées dans les autres pays étudiés en Europe et en Asie.
Une perturbation du microbiote intestinal peut notamment contribuer à l’augmentation de l’inflammation de bas-grade associée à des risques de diabète et d’obésité, en particulier lorsqu’elle est associée à une hyperperméabilité intestinale. Un lien de causalité directe a été identifié entre le niveau de consommation d’œufs et l’augmentation des risques cardio-métaboliques dans un contexte où de nombreux facteurs de confusion existaient. Ces études semblent davantage mettre en évidence que les personnes présentant une inflammation de bas-grade voient ces risques augmenter du fait d’un mode de vie intégrant une forte consommation d’œufs (sans préciser sous quelle forme, point pourtant à considérer) , sans pour autant que ces derniers n’en soient les responsables.
Écrit par: Tatu René
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